Kervahut
Plonéour-Lanvern
Résidence réalisée en collaboration
avec l’association Finis Terrae
Site internet
Anthony Beaujouan, Raphaël Muller et Coline Dupont forment le collectif ferale depuis 2019.
Leur travail aborde le sujet de la féralité, du ré-ensauvagement des formes et de leur friction avec le temps. Ensemble, ils développent une recherche plastique et théorique, transversale et contextuelle, alliant objet, sculpture, photographie et écriture par l’installation. Cire, bronze, argile, édition, papier, images figées ou mouvantes, fonderie, arpentage, glanage forment une matériauthèque constitutive de leur pratique.
« Nous souhaitons consacrer notre résidence à Kervahut à l’écriture, la réalisation et la captation d’une performance.Depuis plusieurs années, la fonderie – bronze, laiton, aluminium – traverse notre pratique collective. Elle en est à la fois le socle et le langage : un ensemble de gestes, de temporalités que nous cherchons aujourd’hui à déplacer vers une forme performative. Mettre en scène une fonderie, c’est rendre visibles ses tensions, ses attentes, ses métamorphoses.
Nous imaginons la résidence comme un diptyque. Les premiers jours seraient consacrés à la construction : façonner des outils, préparer les moules, écrire la trame de la performance. Il s’agira d’entrer en dialogue avec Kervahut – son plan d’eau, ses sols, ses ressources – d’y prélever des matières (argile, sable, végétaux) et des récits, pour nourrir une écriture située, poreuse à son environnement.
Dans un second temps, les formes émergeront : costumes, présences, espaces. La performance prendra corps, jusqu’à sa captation, pensée non comme une simple trace mais comme une extension du geste, une autre manière de faire circuler l’expérience.
Ce projet est aussi une manière de nous affirmer en tant que collectif : habité·es par les techniques de la fonderie, mais désireux d’en déplacer les cadres, d’en ouvrir les usages, d’en éprouver la dimension sensible et relationnelle. La performance est envisagée comme une forme vivante, appelée à se transformer et à se rejouer ailleurs, au contact d’autres lieux, d’autres matières. »
