« Bois de tempête. La semaine de workshop à Kervahut organisée par Camille Girard, Paul Brunet et Valentin Verron nous est apparue comme une belle occasion pour travailler
ensemble. Nos pratiques artistiques se rejoignent autour d’un goût prononcé pour l’écriture et pour le travail manuel, minutieux et chronophage.
Nous avons eu envie d’intervenir sur l’énorme tas de bois situé au fond de la grange car :
1. il est magnifique
2. il est énorme
3. c’est du bois de tempête.
Lors de notre séjour, nous avons écrit dix textes à quatre mains formant une chorale d’entités non-humaines racontant l’avant / le pendant / et l’après d’une tempête. Il était important pour nous d’écrire sur place, en relation étroite avec le paysage et ses habitant.e.s.
Les personnages de ce chœur sont :
1. des rochers
2. des arbres
3. un lac
4. des cloportes
5. le vent
6. des nuages
7. des nuages d’orage d’été
8. des animaux
9. des maisons
10. des brins d’herbe.
Nous sommes venues, par endroits, dénuder les bûches afin d’y pyrograver ces textes. La petite taille de l’écriture et son tracé tremblant invitent les spectateur.ice.s à s’approcher de
plus près pour tenter de saisir leurs chants. Ce travail est éphémère : à la fin de l’exposition le bois sera grignoté par les insectes, brûlé en bois de chauffe ou transformé en beaux meubles.
Objet annexe :
Nous avons installé, en contraste du grand tas de bois déjà présent avant notre arrivée, un petit tas de bois que nous avons épluché, dénudé, rendu propre, artificialisé. Ce geste obsessionnel nous a permis d’explorer notre goût du faux, de la copie, du décor ; fausser un objet pour le rendre plus vrai que l’objet original. »
« Bois de tempête. La semaine de workshop à Kervahut organisée par Camille Girard, Paul Brunet et Valentin Verron nous est apparue comme une belle occasion pour travailler
ensemble. Nos pratiques artistiques se rejoignent autour d’un goût prononcé pour l’écriture et pour le travail manuel, minutieux et chronophage.
Nous avons eu envie d’intervenir sur l’énorme tas de bois situé au fond de la grange car :
1. il est magnifique
2. il est énorme
3. c’est du bois de tempête.
Lors de notre séjour, nous avons écrit dix textes à quatre mains formant une chorale d’entités non-humaines racontant l’avant / le pendant / et l’après d’une tempête. Il était important pour nous d’écrire sur place, en relation étroite avec le paysage et ses habitant.e.s.
Les personnages de ce chœur sont :
1. des rochers
2. des arbres
3. un lac
4. des cloportes
5. le vent
6. des nuages
7. des nuages d’orage d’été
8. des animaux
9. des maisons
10. des brins d’herbe.
Nous sommes venues, par endroits, dénuder les bûches afin d’y pyrograver ces textes. La petite taille de l’écriture et son tracé tremblant invitent les spectateur.ice.s à s’approcher de
plus près pour tenter de saisir leurs chants. Ce travail est éphémère : à la fin de l’exposition le bois sera grignoté par les insectes, brûlé en bois de chauffe ou transformé en beaux meubles.
Objet annexe :
Nous avons installé, en contraste du grand tas de bois déjà présent avant notre arrivée, un petit tas de bois que nous avons épluché, dénudé, rendu propre, artificialisé. Ce geste obsessionnel nous a permis d’explorer notre goût du faux, de la copie, du décor ; fausser un objet pour le rendre plus vrai que l’objet original. »
