« Être en résidence à Kervahut avant travaux a été une rencontre avec le petit monde de Ludovic et Laurent, ce paysage son histoire et son projet. C’était choisir d’habiter ce lieu et
envisager son devenir collectivement avec Camille Girard, Paul Brunet, Valentin Verron et le groupe d’étudiantes constitué. Vivre là ensemble et oser des gestes. Très vite, je suis entrée dans une sorte de dialogue avec les vieux bâtiments agricoles, leurs objets et traces comme endormis par le temps, la disparition progressive de l’activité. Sous les poussières, la terre, la rouilles j’ai vu le paysage qui s’y invite çà et là par touches de couleurs. Alors, avec précaution, j’ai saupoudré discrètement à la craie d’écolier comme pour discuter avec lui du printemps et de sa transformation future en lieu d’art. Puis il y a eu le bleu du moulin, les chants des oiseaux au petit matin, l’intensité du son de la cascade et l’eau sous les pas tout autour. J’ai imprégné des vieux draps de lin, des serviettes de table, j’ai sorti des châssis… Sur les topographies du paysage, j’ai fabriqué un pinceau avec les herbes dansantes du fond du Lanvern, je me suis entourée d’encres colorées et le jeu a commencé. C’était décidé : « avant travaux », elles et ils habiteraient la vielle armoire renversée. »
« Être en résidence à Kervahut avant travaux a été une rencontre avec le petit monde de Ludovic et Laurent, ce paysage son histoire et son projet. C’était choisir d’habiter ce lieu et
envisager son devenir collectivement avec Camille Girard, Paul Brunet, Valentin Verron et le groupe d’étudiantes constitué. Vivre là ensemble et oser des gestes. Très vite, je suis entrée dans une sorte de dialogue avec les vieux bâtiments agricoles, leurs objets et traces comme endormis par le temps, la disparition progressive de l’activité. Sous les poussières, la terre, la rouilles j’ai vu le paysage qui s’y invite çà et là par touches de couleurs. Alors, avec précaution, j’ai saupoudré discrètement à la craie d’écolier comme pour discuter avec lui du printemps et de sa transformation future en lieu d’art. Puis il y a eu le bleu du moulin, les chants des oiseaux au petit matin, l’intensité du son de la cascade et l’eau sous les pas tout autour. J’ai imprégné des vieux draps de lin, des serviettes de table, j’ai sorti des châssis… Sur les topographies du paysage, j’ai fabriqué un pinceau avec les herbes dansantes du fond du Lanvern, je me suis entourée d’encres colorées et le jeu a commencé. C’était décidé : « avant travaux », elles et ils habiteraient la vielle armoire renversée. »
