Souffles s’inscrit en deux mouvements successifs.
Le premier (inspiration), présenté dans le cadre de Cabane, tente de révéler une image de la mort en mouvement dans une catharsis du plateau.
Inspiration – Du ciel dans les cintres
Des déflagrations, des bombes déchirent l’espace du plateau vide, blanc.
Un corps au lointain, allongé sous un drap blanc.
Une voix de la terre, animale, face à nous :
Je ne résiste pas / Ô plaisir / D’annoncer / Que rien / Plus jamais / Comme avant / Rien / Ni même un sentiment / Rien / Quelque chose vous guette en cet instant / L’oubli
Un corps du bout des doigts cherche l’instrument du ciel dans les cintres.
Le présent : faux, le passé : faux, l’avenir : faux.
Reste le vent sur ce plateau désertique qui soulève ce corps, et va s’écraser dans un coin en chantant une dernière fois.
On pense que c’est vraiment la dernière fois.
C’est le sujet de tout plateau lié à ses origines.
On va pas le lâcher, on va y aller directement, sans ambages.
Direct, sinon, à quoi bon.
