L’expérience Cabane touche à son terme, mais elle continuera de résonner longtemps dans nos têtes et dans nos corps, accompagnant les premiers élans du printemps qui s’ouvre devant nous.
L’hiver aura semblé un peu moins froid, un peu moins pluvieux, tant nous étions bien, réunis au cœur de cette construction apparemment fragile, mais capable de générer l’espace d’une saison un circuit rhizomique. À l’abri de ses parois, les présences se sont accordées, les imaginaires ont circulé, les paroles ont trouvé un espace pour éclore et se répondre. Des liens se sont tissés entre les habitantes, les habitants et le site même de Kervahut, entre les spectatrices et spectateurs fidèles d’un épisode à l’autre et les créatrices et créateurs de cet espace hors norme, entre les artistes eux-mêmes, heureux de se découvrir ou de se retrouver dans une joie vive et communicative.
Nous voilà désormais prêtes et prêts — oreilles attentives, regards curieux, corps tout entier en éveil — à accueillir pleinement la lumière et l’élan du printemps.
Quand ils décident de créer ensemble Cabane, Alexandre Meyer et Yves Godin envisagent d’emblée cette installation comme un dispositif d’accueil d’artistes. Leurs choix se portent sur des personnalités issues de tous les champs d’expression qui ont croisé leur parcours à différents moments. Ces invitations sont chargées d’une estime pour le travail artistique de chacun mais aussi pour ce qu’elles disent de l’intime compréhension de leurs gestes.
Une petite centaine de spectateurs sont invités à découvrir leurs univers au sein de la Cabane. Ils sont libres de s’asseoir ou de circuler, à l’intérieur comme autour de la structure, expérimentant ainsi l’œuvre de manière personnelle.
Avec le samedi 21 mars Daniel Buren, Rebecca Meyer, Angèle Prunenec et Erwan Keravec.
