Haim Steinbach s’est attelé à redéfinir l’objet d’art par la sélection, l’agencement et la présentation d’objets du quotidien sur divers supports d’exposition : étagères, vitrines, cloisons, ou échafaudages. Steinbach est connu pour ses étagères murales en stratifié, développées en 1984, de section typiquement triangulaire, sur lesquelles il aligne un assortiment hétéroclite d’artefacts impliqués dans l’échange quotidien entre culture et fonction domestique. Ces fonctions opèrent selon une logique contextuelle et d’intervention. La pratique de Steinbach s’intéresse à l’environnement du quotidien, le déplaçant de la maison à la galerie ou au musée. Comme un rébus, les objets que présente Haim Steinbach deviennent ainsi les signes d’un langage visuel.
Dans ce jeu sur les écarts entre objets, les supports interviennent aussi. Contrairement au piédestal qui élève un objet au-dessus des autres, l’étagère, par son horizontalité, les place tous sur pied d’égalité. À travers l’anthropologie culturelle que mène l’artiste, le moindre objet familier ou domestique voit en effet sa valeur d’usage et d’échange convertie en une image qui renvoie à quelque chose qui l’excède. Son approche s’étend également à l’appropriation de mots issus du langage vernaculaire comme « hello again » ou « tant qu’il y aura de petits matins clairs ». Ces mots, sortis de leur contexte et reproduits dans leur typographie initiale, sont utilisés en tant qu’objets préexistants. Comme la madeleine de Proust qui renferme tout le monde de l’enfance, l’objet est plus grand qu’il ne paraît ; débordant de son sens propre et de sa nature intrinsèque pour devenir par l’art une figure de style, une métonymie et une allégorie.
Haim Steinbach s’est attelé à redéfinir l’objet d’art par la sélection, l’agencement et la présentation d’objets du quotidien sur divers supports d’exposition : étagères, vitrines, cloisons, ou échafaudages. Steinbach est connu pour ses étagères murales en stratifié, développées en 1984, de section typiquement triangulaire, sur lesquelles il aligne un assortiment hétéroclite d’artefacts impliqués dans l’échange quotidien entre culture et fonction domestique. Ces fonctions opèrent selon une logique contextuelle et d’intervention. La pratique de Steinbach s’intéresse à l’environnement du quotidien, le déplaçant de la maison à la galerie ou au musée. Comme un rébus, les objets que présente Haim Steinbach deviennent ainsi les signes d’un langage visuel.
Dans ce jeu sur les écarts entre objets, les supports interviennent aussi. Contrairement au piédestal qui élève un objet au-dessus des autres, l’étagère, par son horizontalité, les place tous sur pied d’égalité. À travers l’anthropologie culturelle que mène l’artiste, le moindre objet familier ou domestique voit en effet sa valeur d’usage et d’échange convertie en une image qui renvoie à quelque chose qui l’excède. Son approche s’étend également à l’appropriation de mots issus du langage vernaculaire comme « hello again » ou « tant qu’il y aura de petits matins clairs ». Ces mots, sortis de leur contexte et reproduits dans leur typographie initiale, sont utilisés en tant qu’objets préexistants. Comme la madeleine de Proust qui renferme tout le monde de l’enfance, l’objet est plus grand qu’il ne paraît ; débordant de son sens propre et de sa nature intrinsèque pour devenir par l’art une figure de style, une métonymie et une allégorie.
